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115 - 2006/1

A la manière des anciens

Je vous présente la réplique d’un bateau en bouteille datant du début du XXe siècle. Ce trois-mâts barque est de construction assez grossière. Les mâts et vergues ont été taillés au couteau et n’ont pas été poncés.

Les ponts des gaillards avant et arrière comportent deux rainures taillées dans l’axe du navire et cinq autres perpendiculaires à ce même axe.

Une rainure a été également été taillée sur toute la longueur de la coque (bâbord et tribord). Elle remplace les faux-sabords.

Les pieds des mâts ne comportent pas d’articulation, je ne pense pas que ces mâts traversent toute la coque comme sur certains modèles anciens, étant donné que les haubans et bras de vergues sont fixés sur le pavois à l’aide de nœuds.

Pour construire la réplique et donner le même effet, je n’ai pas taillé les pieds des mâts en pointe. J’ai fait des emplantures de 1,5 mm de profondeur et n’ai pas trop tendu le gréement afin de faciliter la sortie de ces pieds de mâts de leur emplanture avant la mise en bouteille. Je n’ai pas mis la coque en peinture. Sur le modèle que j’ai observé, il subsistait encore un reste de couleur genre dorure. Les mâts et vergues sont aussi en bois blanc. Deux couleurs de fils ont été employées.

Les cabines sont aussi très grossières et disproportionnées par rapport au bateau.

J’ai également observé deux particularités qui, à ma connaissance, n’ont jamais été décrites dans le bulletin "Rose des vents".

La première concerne le cheminement du fil des bras de vergues. Les trous employés pour le passage du fil de ces bras sont les mêmes que ceux servant pour le passage du fil constituant les haubans. Le fil faisant office de bras des vergues est fixé au pavois par un nœud, il rejoint ensuite la poulie (perle) du pantoire de grande vergue pour redescendre et traverser (2e trou) le pavois de l’intérieur vers l’extérieur. Le cheminement est le même pour les deux autres bras des autres vergues.

La deuxième particularité concerne la position des trous servant au passage des étais dans le beaupré.

Seul le trou dans le beaupré pour le passage de l’étai de flèche est percé dans l’axe du navire. Ce fil sera collé et coupé après la mise en bouteille. Les deux autres trous sont percés perpendiculairement à cet axe, ce qui permet de faciliter le coulissement des fils qui ensuite retraverseront le pavois (l’un à tribord et l’autre à bâbord).

Si vous connaissez d’autres façons de réaliser le gréement des anciens bateaux en bouteilles et si celles-ci n’ont jamais été décrites dans le bulletin "Rose des Vents”, faites-le savoir au rédacteur qui pourra ainsi le faire partager à tous les membres de l’association.

Lelandais Christian -  28 août 2006

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